Communiqué de presse Des groupes veulent défendre la Petitcodiac en CourMONCTON, NB – Le chef de file canadien des organismes de droit environnemental, Sierra Legal, s’est associé aujourd’hui à Sentinelle Petitcodiac dans une lutte qui perdure devant les tribunaux du Nouveau-Brunswick visant à protéger la rivière Petitcodiac contre la contamination toxique. Les deux groupes se présenteront en cour à Moncton dès demain, le mardi 19 décembre 2006, afin d’appuyer la demande du gouvernement fédéral visant à tenir Gemtec Limited responsable d’avoir pollué la Petitcodiac. Par l’entremise de son représentant, Sierra Legal, Sentinelle Petitcodiac demandera à la Cour du banc de la Reine l’autorisation de participer à l’appel logé par Gemtec afin de faire renverser sa condamnation antérieure en vertu de la Loi canadienne sur les pêches. En avril 2006, ce cabinet d’ingénieurs-conseils avait été trouvé coupable d’avoir déversé du lixiviat toxique en provenance d’un dépotoir de Moncton dans le ruisseau Jonathan, un affluent de la rivière Petitcodiac. Sentinelle Petitcodiac avait d’abord signalé le problème de la pollution causée par le dépotoir de Moncton en 2000. L’organisme avait ensuite prélevé et fait analyser en laboratoire des échantillons du lixiviat s’écoulant du dépotoir jusqu’au ruisseau Jonathan. Ces travaux de la Sentinelle ayant révélé que le lixiviat en question était mortel pour le poisson, Environnement Canada a entrepris une enquête qui a mené au dépôt par le gouvernement fédéral d’accusations contre la ville de Moncton et Gemtec Limited. « Depuis notre enquête d’il y a six ans, notre engagement est resté le même à l’égard de cette affaire et de la santé de la rivière Petitcodiac », rappelle Michel Desjardins, président de Sentinelle Petitcodiac. « Nous continuons de collaborer avec ardeur à la mise en application des lois environnementales dans les bassins versants de notre localité. » « La Loi sur les pêches est la principale législation canadienne pour la protection des lacs et rivières. Elle permet de tenir responsable quiconque cause de la pollution ou la rend possible », dit Lara Tessaro, avocate à l’emploi de Sierra Legal. « Au cours de cet appel, nous espérons faire valoir la nécessité d’une Loi sur les pêches suffisamment forte pour prévenir la pollution de l’eau et protéger les habitats du poisson. » Sierra Legal se présentera devant la Cour à 9 h 30 pour demander l’autorisation d’intervenir, et des représentants des groupes environnementaux se prêteront aux questions des journalistes à 13 h 30 devant le 770, rue Main, à Place Assomption. L’appel se poursuit toute la journée devant le tribunal au 2e étage de la Place Assomption, 770, rue Main, à Moncton Pour de plus amples renseignements, veuillez joindre : |