Plus de 95 pourcent du marais
du ruisseau Jonathan perdu par le développement au cours
des 50 dernières années.
Sentinelles Petitcodiac demande à
la Province et la Ville de compenser
(Moncton – le 22 octobre,
2004) – Le prolongement du chemin menant au nouveau pont
Gunningsville fera disparaître l’une des dernières
parcelles de marais du ruisseau Jonathan à Moncton, un
écosystème s’étendant autrefois sur
plus de 400 acres.
Afin de le prouver, Sentinelles Petitcodiac dévoilait aujourd’hui
une série de deux photos aériennes, la première
datant de 1954 et la deuxième datant de la fin des années
1990. « L’impact du développement sur le marais
du ruisseau Jonathan, au cours des 50 dernières années,
a été énorme », souligne la Sentinelle
Daniel LeBlanc.
Sentinelles estime qu’environ 90 pourcent de la surface
d’origine de ce marais fut rempli entre la fin des années
50 et le début des années 1990, en commençant
par la construction du barrage au lac Jones. Au cours des années
1960, le marais à l’est du chemin menant au pont
Gunningsville fut rempli pour servir de site d’enfouissement,
et plus tard comme champ de baseball.
Avec la construction du rond-point au pont-chaussée Petitcodiac
au milieu des années 1960 et l’ouverture du site
d’enfouissement régional le long de la rivière
Petitcodiac au début des années 1970, la destruction
du marais du ruisseau Jonathan s’est accéléré
considérablement. Vers le milieu des années 1990,
plus de 90 pourcent du marais original avait été
perdu, selon les Sentinelles, laissant seule une parcelle de 40
acres se trouvant entre le chemin menant au vieux pont et le ruisseau
Jonathan.
Avec la construction l’année prochaine du prolongement
menant au nouveau pont, environ la moitié de ces 40 acres
sera désormais sacrifié au profit du développement,
une démarche qui va à l’encontre des lignes
directrices du Nouveau-Brunswick visant à protéger
les terres humides (marais) et qui risque d’affecter le
drainage au ruisseau Jonathan selon les Sentinelles. La province
a en place une politique visant à compenser la perte de
terres humides, calculé selon un ratio de 10 pour 1, mais
cette politique n’a pas force de loi explique la Sentinelle.
« La Province prononce de beaux discours sur la protection
des marais », affirme M. LeBlanc, « mais à
moins qu’elle mette fin aux pratiques de construction dans
les marais et qu’elle force le Ministère des Transports
et la Ville de Moncton à compenser cette perte par un facteur
de 10 (par la restauration de 200 acres par exemple), cette politique
n’équivalera qu’à de la poésie
environnementale. Le Ministère de l’environnement
du N.-B. a besoin de clarifier sa politique concernant la protection
des marais ainsi que de préciser les mesures de compensations
qu’elle compte demander pour ces pertes de terres humides.
»
INFORMATION :
Daniel LeBlanc Tel. (506) 388-5337
info@petitcodiac.org
AVANT

APRÈS

|