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Pas d’argent pour la rivière : Volpé
Ces délais pourraient retarder de deux ans l’ouverture des vannes
(Moncton – 19 avril, 2006) – Contrairement à ce qui avait été suggéré par la Province l’automne dernier et en début mars lors des consultations pré-budgétaires, la Province du Nouveau-Brunswick confirme désormais qu’elle n’a budgétée aucune somme d’argent dans le but d’initier le projet de restauration de la rivière Petitcodiac en 2006-2007. Des retards encourues dans la finalisation de l’Étude d’impact sur l’environnement (ÉIE) portant sur l’avenir de la rivière Petitcodiac sont encore cités comme raison pour cette décision. Une lettre à cet effet fut envoyée à Sentinelles Petitcodiac cette semaine par le bureau du Ministre Volpé.
En tant que propriétaire du pont-jetée, le Nouveau-Brunswick se doit de respecter la Loi sur les Pêches qui exige la restauration du passage du poisson à cet endroit. Les recommandations découlant du rapport de l’ÉIE et dévoilées au public en octobre dernier démontrent clairement que la province doit démanteler une partie du pont-jetée pour que cette chaussée soit conforme à cette fédérale.
L’étude recommande en fait de restaurer la rivière en trois phases. La phase 1 du projet, censée débuter cet été et dont les coûts sont estimés à environ 20 millions $, consiste à reconstruire les levées agricoles en amont du pont-jetée, entreprendre des mesures de protection contre l’érosion à divers endroits de la rivière, régler le problème d’inondations au rond-point du pont-jetée et protéger l’ancien dépotoir de Moncton du « pire scénario d’inondation (100-year flood event) ». Cette première phase doit aussi développer un plan de surveillance qui sera mis en œuvre tout au long de ce projet de restauration qui durera 5 ans.
La phase 2 du projet consiste en l’ouverture permanente des vanes du pont-jetée pour une période de deux ans. Cette phase devait, à l’origine, débuter au plus tôt à l’automne de 2006 ou bien au printemps de 2007. La phase 3 du projet consiste, enfin, à construire un pont-partiel directement en aval de la structure des vannes et à enlever une section de 200 à 300 mètres du pont-jetée afin de créer une ouverture plus large pour la rivière à cet endroit.
Récemment, le premier ministre Bernard Lord laissait entendre que le problème du pont-jetée Petitcodiac relevait principalement du gouvernement fédéral, une indication que son gouvernement cherchait possiblement à se détacher de ses obligations financières et judiciaires dans ce dossier. « La loi fédérale sur les pêches est très claire sur ce point, » rappelle la Sentinelle Petitcodiac Daniel LeBlanc. « Tout propriétaire d’une structure qui viole la loi est responsable de régler le problème ».
La position de la Province face à cet enjeux semble émaner du fait que le gouvernement fédéral aurait financer un tiers des coûts de construction du pont-jetée dans les années 1960. À l’époque, le gouvernement fédéral avait aussi autorisé la construction du pont-jetée, avec la condition que celle-ci n’entrave pas la circulation du poisson dans l’écosystème. En 2001, quand l’ancien Ministre des Pêches et Océans, Herb Dhaliwal avait accepté le Rapport Niles, il avait alors déclaré le pont-jetée illégal et demandé à la Province d’entreprendre une étude d’impact sur l’environnement pour trouver une solution permanent au problème.
La décision de la province de ne pas budgéter des fonds pour ce projet en 2006 pourrait retarder de deux ans l’ouverture des vannes. Sentinelles Petitcodiac a demandé une rencontre d’urgence avec le Premier ministre à cet effet pour qu’il clarifie les intentions de la Province vis à vis la rivière Petitcodiac.
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RENSEIGNEMENTS :
Daniel LeBlanc
(506) 388-5337
www.petitcodiac.org
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