Mort de gaspareaux dans la Petitcodiac
juin 2003 

Par Léa Olsen

Les utilisateurs du sentier piétonnier de la rivière Petitcodiac, ainsi que les habitants de ses abords n’ont sans doute pas pu rester indifférents à la vue – et à l’odeur - de centaines de gaspareaux morts, échoués sur ses berges boueuses au cours des deux dernières semaines de juin dernier.

Le gaspareau ( terme populaire qui désigne à la fois le gaspareau et l’alose d’été, deux poissons très semblables) est un poisson tantôt anadrome, tantôt d’eau douce. Le terme anadrome signifie qu’il passe la majeure partie de sa vie dans la mer mais migre annuellement dans les rivières pour s’y reproduire. Le gaspareau d’eau douce, lui, vit dans les lacs, comme c’est le cas dans les Grands Lacs. Au Nouveau-Brunswick, le gaspareau est commun dans les grandes rivières telles que la Miramichi et la Saint-Jean, mais aussi dans des rivières de moindre taille comme la Petitcodiac où il migre en provenance de la baie de Fundy aux mois de mai et juin.


Le décès des gaspareaux après la ponte est normal et affecte généralement 40 à 60 % de leurs effectifs. Cela explique la quantité de poissons morts que l’on retrouve chaque année sur les berges et dans le cours des rivières dans lesquelles ils migrent pour se reproduire. En juin dernier, cette phase du cycle annuelle s’est transformée en véritable hécatombe dans la rivière Saint-Jean quand des centaines de milliers de gaspareaux y ont trouvé la mort ce qui a eu tôt fait d’attirer l’attention des médias et a fait l’objet d’une enquête. Le résultat des analyses indique que les facteurs responsables de cette mortalité élevée, en dehors des causes naturelles, étaient la température des eaux de la rivière, particulièrement froides pour cette période de l’année, ainsi qu’une maladie infectieuse causée par un champignon qui, dans ces conditions, s’est avérée particulièrement virulente.

Dans la rivière Petitcodiac, le nombre de gaspareaux à s’être échoués sur ses berges a également été plus élevé cette année. Contrairement à la Saint-Jean, ce phénomène résulterait des causes naturelle qui cependant pourraient avoir été amplifiée par l’exploitation des vannes du pont-chaussée qui sectionne en deux la rivière. Le Ministère des Pêches et Océans (MPO) a cependant lancé une enquête et les résultats de celle-ci seront disponibles sur notre site web dès qu’ils seront rendus publics.

Pour plus d’information sur le gaspareau, consultez le site des Sentinelles.
http://www.petitcodiac.org/riverkeeper/francais/La_Petitcodiac/Especes/gaspareau.htm
ou le site de Pêche et Océans à l’adresse http://www.dfo-mpo.gc.ca/zone/under-sous_f.htm


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