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La communauté
Fort Folly First Nation appuie la proposition des Sentinelles
(Moncton
- le vendredi 26 mai 2000) - Le conseil de bande Fort Folly First
Nation qui représente la nation micmac dans le bassin
de la Petitcodiac, est devenu la première communauté
à annoncer cette semaine qu'elle appuyait la proposition
des Sentinelles visant à restaurer le flux naturel d'eau
dans la rivière Petitcodiac, en enlevant une partie du
barrage-chaussée.
En émettant cette résolution de conseil de bande,
le Chef Joseph Knockwood a tenu à souligner que «
la terre d'origine de notre peuple Mi'kmaq était historiquement
composée en sept districts. Fort Folly se trouve dans
le district de Sigenitog, qui comprend les comtés de Westmorland,
Albert, Kent et Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, et celui de
Cumberland en Nouvelle-Écosse ».
« Il est intéressant de noter que Sigenitog, dans
notre langue, signifie « bassin de drainage ». Nos
ancêtres reconnaissaient de façon intuitive l'équilibre
naturel de notre environnement, et ne percevaient pas cet environnement
comme étant quelque chose dont on devait chercher à
maîtriser ou contrôller. Il y a eut interférence
sur la rivière Petitcodiac, avec la construction du barrage-chaussée,
qui à décimé les populations de poisson
anadromes qui abondaient ici. Nous appuyons la restauration de
la rivière Petitcodiac à son état naturel,
précise le Chef, en enlevant les obstacles qui lui ont
été imposés. »
Daniel LeBlanc, directeur-général des Sentinelles
Petitcodiac, était ravis d'entendre les nouvelles de Fort
Folly. « La nation micmac sur la Petitcodiac, ainsi que
les autres premières nations des provinces maritimes,
ont depuis longtemps appuyés les efforts de restauration
de la rivière Petitcodiac, et je suis content qu"elle
est la première à appuyer notre proposition »
ajoute-il.
La Petitcodiac était une route de transport historiquement
importante pour les peuples des premières nations des
provinces maritimes, longtemps avant l'arrivée des Européens
dans cette région. La rivière Petitcodiac fournissait
aussi une source critique d'alimentation à ces communautés,
et pendant une partie du 20ième siècle, également
une source de revenu pour plusieurs personnes de la communauté
Fort Folly qui étaient employés comme guides de
pêche.
« Il est difficile de décrire en mots exacts ce
que la perte de la rivière Petitcodiac signifierait pour
la nation micmac » déclare LeBlanc. « Au delà
de l'enjeu de la pêche, dont le droit a été
réitéré l'année dernière par
la Court Suprême du Canada, il y a celui de l'indentité
collective du peuple micmac, celui de notre entité collective
également. La communauté Fort Folly doit être
félicitée pour ce geste, qui est un rappel de notre
devoir envers les générations à venir »,
ajoute LeBlanc.
La proposition des Sentinelles Petitcodiac vise à restaurer
la rivière avec un pont partiel qui remplacerait une partie
du barrage-chaussée. Ce dernier bloque le cours normal
de la rivière depuis 32 ans et en fait l'un des plus grâve
exemple de perturbation d'un cours d'eau au pays. Environ 90%
du chenal de la rivière Petitcodiac, en aval du barrage-chaussée,
est obstrué par l'accumulation de sédiments. Les
Sentinelles prévoient qu'avec leur proposition du pont
partiel, de 85 à 95 % de la rivière Petitcodiac
serait restaurée, ce qui en ferait l'un des plus importants
projets de restauration au pays.
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