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Accusations portées
par Environnement Canada contre la Ville de Moncton et trois
autres personnes
(Moncton
- le 7 février, 2002) - Des agents d'application de la
loi de la Région de l'Atlantique d'Environnement Canada
ont porté des accusations en vertu du paragraphe 36(3)
de la Loi sur les pêches fédérale suite au
déversement d'un lixiviat toxique qui se serait échappé
d'un dépotoir désaffecté le long de la rivière
Petitcodiac et appartenant à la ville de Moncton.
Des accusations
ont été portées contre la ville de Moncton,
M. Geoff Greenough, commissaire aux Travaux publics de la Ville
de Moncton, Gemtec Ltd., un cabinet d'ingénieurs-conseils
et M. Robert Lutes, un employé de Gemtec Ltd.
Selon
les accusations, des échantillons pris ont démontré
qu'un lixiviat qui s'écoulerait d'un dépotoir désaffecté
de la Ville de Moncton est mortel pour le poisson, et que ce
lixiviat s'est déversé dans le ruisseau Jonathan,
un affluent de la rivière Petitcodiac. Les accusations
allèguent aussi que le plan de fermeture du dépotoir
choisi par la Ville de Moncton n'était pas conforme à
la Loi sur les pêches.
L'enquête
d'Environnement Canada a été entreprise après
que des preuves aient été présentées
par les Sentinelles Petitcodiac, un groupe environnemental du
Nouveau-Brunswick voué à la protection de leur
bassin versant par l'entremise de l'application des lois environnementales
canadiennes. Le groupe fut épaulé lors de son enquête
par l'organisme ontarien Environmental Bureau of Investigation.
Il s'agit
du premier cas, au Canada atlantique, où une municipalité
est accusée en vertu du paragraphe 36(3) de la Loi sur
les pêches fédérale, une loi interdisant
le déversement de substances toxiques dans un cours d'eau
où il y a des poissons. Il s'agit également du
premier cas au Canada où un cabinet d'ingénieurs-conseils
est accusé d'avoir fourni des recommandations allant à
l'encontre de la Loi sur les pêches.
Le directeur
général des Sentinelles Petitcodiac, Daniel LeBlanc,
félicite le travail fait par Environnement Canada dans
cette enquête, un travail qui représente en fait
la raison d'être de ce ministère. « Le message
que le Ministère a envoyé aujourd'hui, c'est que
personne au Canada n'a le droit d'enfreindre les lois environnementales,
y compris ceux qui ont pour tâche de donner des conseils
qui risquent d'avoir un impact majeur sur notre environnement
», a-t-il soutenu.
«
C'est dans des cas comme celui-ci qu'on comprend l'importance
des groupes environnementaux comme le nôtre, un groupe
dont le mandat est de surveiller les cours d'eau et d'assurer
que les lois environnementales sont respectées dans toutes
les régions de notre pays », a conclu Daniel LeBlanc.
La première
comparution des quatre accusés aura lieu à la Cour
provinciale de Moncton le 3 avril 2002.
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RENSEIGNEMENTS:
David
Aggett, Environment Canada, Tel (902) 426-1925
Daniel LeBlanc, Sentinelles Petitcodiac, Tél. (506) 388-5337
www.petitcodiac.org
Mark Mattson, Environmental Bureau of Investigation, Tél.
(416) 568-6036, www.e-b-i.net
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