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"La Ville se conforme à l’ordonnance judiciaire relative à la dérivation du ruisseau Jonathan" - Communiqué de la Ville de Moncton (18 déc. 2003)
Enquête des Sentinelles
Environmental Bureau of Investigation (en anglais)
 Ministère de la Justice Canada


 

 


 


 

 


 

 

 

 



La Sentinelle enjoint la Couronne à faire appel

La cour provinciale rejette les accusations
pesant contre GEMTEC

MONCTON, 12 décembre 2003 - La juge Yvette Finn de la cour provinciale a donné gain de cause ce matin aux défendants GEMTEC et Robert G. Lutes dans le cas du site d'enfouissement de Moncton. De plus, la requête présentée par la Couronne pour que soit rouvert le cas a également été rejetée, ce qui met fin à au procès. La Couronne a 30 jours pour faire appel de la décision.

Des accusations avaient été portées contre GEMTEC et Robert G. Lutes, ainsi que contre la Ville de Moncton et Geoff Greenough le 8 février 2002, en vertu du paragraphe 36 (3) de la Loi sur les Pêches, qui interdit le déversement de substances délétères dans les cours d'eau fréquentés par les poissons. La Ville de Moncton avait plaidé coupable le 22 septembre 2003 et s'était vue ordonnée le nettoyage du site. Les accusations contre Greenough avaient été abandonnées tandis que celles contre GEMTEC et Lutes avaient débouché sur un procès.

Le 8 octobre dernier, les avocats de GEMTEC avaient présenté une requête de non-lieu concernant les accusations, argumentant que la Couronne n'avait pas prouvé la date à partir de laquelle le Ministre avait été mis au courant de l'infraction. La défense a argumenté qu'Environnement Canada aurait été conscient du problème aussi tôt qu'en 1997 et aurait ainsi attendu trop longtemps pour porter des accusations. La juge a accepté cette interprétation du Paragraphe 82 (2) de la Loi sur les Pêches, répondant ainsi favorablement à la requête de la défense.

Daniel LeBlanc des Sentinelles Petitcodiac s'est dit très déçu par la décision de la cour et a enjoint la Couronne a faire appel de cette décision. « Il est toujours très décevant quand des causes sont rejetées pour des raisons techniques, surtout quand celles-ci concernent l'environnement », avance LeBlanc. « Nous espérons que le gouvernement fédéral ainsi que la Couronne feront appel de cette décision puisque elle aura des répercussions importantes dans la façon dont la Loi sur les Pêches ainsi que d'autre lois environnementales seront appliquées dans la province ».

 

INFORMATION:

Daniel LeBlanc, Sentinelles Petitcodiac
(506) 388-5337 - www.petitcodiac.org

 

 

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