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Les Sentinelles dévoilent les 10
pires sources de pollution de la Petitcodiac
(rapport complet)
(Moncton,
le 16 janvier, 2003) Les Sentinelles Petitcodiac ont dévoilé
leur première liste annuelle des 10 pires sources de pollution
de l'écosystème Petitcodiac en 2002. Le ministère
des Transports du Nouveau-Brunswick arrive ainsi en tête
de liste avec le titre du « pire pollueur » de l'année
pour sa gestion du pont-chaussée Petitcodiac.
Le terme
« source de pollution » utilisé dans le rapport
des Sentinelles fait référence à des activités
entreprises par des individus, des corporations ou des agences
gouvernementales ayant eu des impacts négatifs multiples
et à long terme sur la qualité de l'eau, l'habitat
et l'intégrité écologique de l'écosystème
Petitcodiac (les 3000 km2 que comprennent la rivière Petitcodiac,
la rivière Memramcook et la baie de Shepody).
L'objectif
de l'exercice est d'aider les Sentinelles à identifier
les principaux problèmes causant des impacts négatifs
sur l'écosystème Petitcodiac, d'éduquer
la population sur les besoins environnementaux les plus urgents
de l'écosystème, d'encourager les responsables
à prendre les mesures nécessaires pour corriger
les torts qu'ils ont faits à l'environnement, promouvoir
une bonne gestion des cours d'eau de la région et répéter
l'exercice de façon annuelle.
Le rapport
complet des 10 pires sources de pollution de l'écosystème
Petitcodiac en 2002 est disponible au site Internet des Sentinelles
(www.petitcodiac.org). La liste se lit comme suit :
| Les
10 pires sources de pollution |
Les
responsables |
| 1.
Pont-chausée sur la rivière Petitcodiac |
Ministère
des Transports du N.-B. |
| 2.
Usine de traitement primaire des eaux usées |
Commission
des eaux usées du Grand Moncton |
| 3.
Ancien site d'enfouissement situé sur le bord de la
rivière Petitcodiac |
Ville
de Moncton |
| 4.
Pont-chaussée sur la rivière Memramcook |
Memramcook
Ministère des Transports du N.-B. |
| 5.
Déversement d'eaux usées non traîtées |
Divers
gouvernements municipaux et la Commission des eaux usées
du Grand Moncton |
| 6.
Déversement des égouts pluviaux |
Divers
gouvernements municipaux et le ministère des Transports
du N.-B. |
| 7.
Destruction d'habitats et altération des cours d'eau |
Divers
promoteurs particuliers |
| 8.
Pollution sédimentaire |
Divers
promoteurs particuliers |
| 9.
Destruction de marais |
Divers
promoteurs particuliers |
| 10.
Épandage de pesticides cosmétiques |
Utilisateurs
de pesticides cosmétiques |
En jugeant l'importance des sources
de pollution et la fréquence de parution des différents
« pollueurs » listés dans le rapport, les
Sentinelles Petitcodiac remarquent que les six sources de pollution
qui ont été les plus néfastes à l'environnement
du bassin versant de la Petitcodiac en 2002 ont été
causées par des agences publiques ou gouvernementales
:
- le ministère des Transports du N.-B. (no. 1, 4 et 6)
;
- la Commission des eaux usées du Grand Moncton (no. 2
et 5) ; et
- divers gouvernements municipaux, y inclus la Ville de Moncton
(no. 3, 5 et 6).
Daniel LeBlanc, directeur des
Sentinelles Petitcodiac, souligne que « les agences publiques
ou gouvernementales ne montrent pas le bon exemple en contribuant
à la plus importante part de détérioration
de notre écosystème. C'est également inquiétant
lorsque ce sont d'autres agences gouvernementales qui ont la
responsabilité d'appliquer les lois environnementales.
»
Le pont-chaussée Petitcodiac
a été choisi au titre du pire pollueur en raison
de son impact négatif majeur sur l'ensemble de l'écosystème
et parce qu'il est responsable de l'élimination d'au moins
cinq espèces aquatiques de la rivière. La deuxième
pire source de pollution est le rejet dans la rivière
par l'usine de traitement des eaux usées. En moyenne,
l'usine déverse quotidiennement dans la rivière
Petitcodiac entre 50 et 70 millions de litres d'eau usée,
traitée pour l'instant uniquement de façon primaire,
c'est-à-dire que seuls les solides sont enlevés.
Selon M. LeBlanc, cet inventaire
écologique produit par les Sentinelles a également
permis à l'organisme de tirer quatre autres constats relatifs
à l'état de l'écosystème Petitcodiac
en 2002. « Le premier constat est que pour chacune des
sources de pollution identifiées se rattache une solution
qui est connue, documentée et qui peut être mise
en oeuvre », affirme LeBlanc.
« Deuxièmement,
ces solutions ne semblent pas avoir été mises en
oeuvre en raison soit d'un faible engagement des dirigeants gouvernementaux
de notre région à élaborer des politiques
environnementales efficaces ou bien le manque d'application des
lois environnementales. Notre troisième constat a été
de réaliser que bien que ce soient les projets d'infrastructure
à grande échelle du gouvernement qui causent les
plus importants dommages à notre écosystème,
les 'sources de pollution de l'avenir' de cette région
semblent surtout être associées à l'empiètement
urbain. » En d'autres mots, souligne M. LeBlanc, l'un des
effets les plus négatifs qu'accompagne la croissance rapide
que connaît notre région est certes la détérioration
causée à notre écosystème. «
Cette dégradation que connaissent plusieurs cours d'eaux
de notre bassin versant pourrait souvent être évitée
avec la mise en place de meilleurs politiques de gestion environnementales.
»
Enfin, les Sentinelles remarquent
aussi que la plus importante source de pollution causée
par des 'individus' dans l'écosystème Petitcodiac
est tout probablement l'épandage répandu de pesticides
cosmétiques. « Contrairement à la Ville de
Shédiac, à la Ville de Caraquet et aux nombreuses
autres municipalités du Canada qui ont réglementé
l'épandage des pesticides cosmétiques dans leur
communauté, aucune initiative en ce sens n'a encore été
entreprise par les municipalités du bassin versant Petitcodiac
», souligne M. LeBlanc.
« Notre intention est de
publier annuellement la liste des 10 pires sources de pollution
en souhaitant que les responsables prennent des initiatives pour
corriger les tords qu'ils causent à notre écosystème
», explique Daniel LeBlanc. Il y a trois jours, les Sentinelles
annonçaient également le récipiendaire du
tout nouveau prix de la rivière Petitcodiac, soit l'École
Amirault, en reconnaissance de sa contribution visant à
protéger l'écosystème Petitcodiac en 2002.
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RENSEIGNEMENTS :
Daniel LeBlanc, Sentinelles Petitcodiac
(506) 388-5337
www.petitcodiac.org
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